Qu’est-ce qu’une énergie marine ?

Représentant un potentiel énergétique immense à travers tout le globe, l’énergie marine est une source quasi-intarissable d’électricité notamment. Mais cette source d’énergie dite « énergie bleue » ou « énergie des mers » est encore mal connue, alors qu’elle est potentiellement l’avenir de l’énergie propre. Décryptage !

 

Une énergie marine : c’est quoi ?

Une énergie marine est une source d’énergie renouvelable, issue de l’exploitation directe des ressources marines. Le milieu marin et océanique offre alors un potentiel de production énergétique qui permet de générer différents types d’énergie tels que l’électricité ou encore les biocarburants. Cette source d’énergie propre et renouvelable offre un bilan carbone et une empreinte énergétiques qui sont nettement meilleurs que ceux offerts par les systèmes énergétiques actuels (hydrocarbures…). L’énergie marine peut découler soit de l’exploitation de la mer proprement dite (courants marins…), soit des phénomènes liés à l’oscillation de la mer (marées…), soit encore des ressources dont cette dernière dispose (biomasse marine…).

Les types d’énergie marine et leur procédé de production

L’énergie des mers peut être obtenue de diverses manières, selon la caractéristique de la mer, qui est utilisée (oscillations, salinité, chaleur, biomasse…). Ainsi, le premier type d’énergie bleue est l’énergie dite « marémotrice ». Celle-ci s’entend de l’énergie qui est produite en tirant profit du phénomène des marées. Les flux et reflux de ces dernières génèrent en effet d’importants mouvements hydroélectriques. C’est ainsi que sont conçues des centrales marémotrices installées à l’embouchure de la mer, et qui « emprisonnent » les montées d’eau. La « libération » de cette impressionnante quantité d’eau va alors générer de l’électricité. Après l’énergie marémotrice, il y a également ce que l’on qualifie d’ « énergie houlomotrice ». Il s’agit de l’énergie tirée des oscillations de la mer, en particulier les vagues ainsi que la houle. Cette énergie découle notamment des oscillations verticales obtenues à partir des ondes de houle. Cette électricité tirée des ondulations de la mer (vagues, houle) est alors produite par des installations mécaniques, mises en place sur les littoraux mais de plus en plus également, en pleine mer. Le troisième type d’énergie des mers ou énergie bleue est l’énergie dite « hydrolienne ». Comparable dans une certaine mesure à l’énergie éolienne, l’énergie hydrolienne est toutefois issue de l’exploitation des courants des fonds marins. Des hélices géantes appelées « hydroliennes » sont ainsi placées et arrimées au fond de la mer afin de recueillir l’énergie produite par les courants marins. En parallèle de l’énergie hydrolienne, il y a l’énergie éolienne off-shore. Celle-ci, à l’instar de l’éolienne classique sur la terre ferme, exploite les vents marins qui présentent une puissance et une constance nettement supérieures à celles des vents terrestres. Outre ces énergies basées sur l’exploitation du vent, il y a un type d’énergie des mers qui est l’énergie marine thermique, autrement appelée « énergie thermique des mers ». Il s’agit ici d’exploiter les différences de température qui existent entre les eaux dites « profondes » et les eaux de surface. Ce différentiel de température permet en effet de générer de la vapeur et partant, de l’électricité. Quant à l’énergie dite « osmotique », elle se base sur la salinité de la mer pour générer des flux d’eau, producteurs de masse énergétique. Enfin, la biomasse marine (algues…) peut servir à générer du biocarburant, alternative idoine à l’utilisation d’hydrocarbures pour les voitures de demain.