Enjeux économiques et industriels

Les Energies Marines Renouvelables génèrent d’importantes perspectives de marché au plan national en France, ce même qu’à l’international. Il s’agit d’une opportunité de développement non négligeable, qui constitue notamment une possible diversification pour l’économie régionale, avec la création d’emplois locaux.

L’émergence d’un nouveau type de parcs industriels

 

Il a été évalué par les experts de ce domaine qu’un mégawatt d’électricité provenant de l’énergie renouvelable marine pourrait générer jusqu’à 10 emplois directs et indirects dans le marché hydrolien, et 7 autres emplois dans le secteur de l’éolien en mer. Avec l’émergence de parcs éoliens disséminés sur les côtes françaises, ce sont près de 10 000 emplois durables qui sont attendus en France.

Par ailleurs, il a été estimé que les parcs éoliens, qui impliqueront l’installation de base de maintenance, devraient à eux seuls générer des centaines d’emplois supplémentaires durables, et ce, sur chacun des sites développés.

Au second rang du potentiel d’exploitation maritime européen

 

La France se classe au deuxième rang parmi les pays européens, après les îles Britanniques, pour le potentiel d’exploitation de son domaine maritime. Le développement de la filière EMR constituerait par conséquent un important maillon de l’activité économique.

En Europe, le potentiel de création d’emplois dans le domaine a été évalué à 150 000 nouveaux emplois. Toutefois, la France accuse un certain retard, comparativement à l’Allemagne et à la Grande-Bretagne. Cela pourrait signifier entre autres que la cible de 6 gigawatts d’éolien visée d’ici l’année 2020 (pour des activités offshore) apparaît comme difficilement atteignable.

 

Quel pourcentage de la consommation finale est visé ?

 

Le pays s’est fixé des objectifs des plus ambitieux en matière d’énergies renouvelables. Pour le cap de 2020, il a été visé que les énergies EMR représenteraient 23 % de la consommation d’énergie finale. Cela devrait correspondre à une contribution d’environ 3 % provenant des énergies marines (intégrant l’offshore).

Par exemple, sur une production de 25 gigawatts éoliens, les experts ont estimé que 800 MW proviendraient des énergies marines émanant des courants et des vagues, alors que 6 000 MW seraient générés par l’éolien offshore.

 

Miser sur l’innovation de rupture

 

En concentrant les priorités des efforts de recherche et de développement sur l’éolien offshore, et en encourageant l’innovation de rupture, la France aurait à sa disposition un potentiel imposant s’élevant à plus de 10 000 TWh/an.

Il a été estimé que l’éolien offshore parviendrait probablement à fournir environ 60 % d’énergie en plus, en comparaison avec l’éolien terrestre.

Par conséquent, les énergies marines sont largement considérées comme étant des technologies porteuses d’espérances. Ce constat s’appuie notamment sur plusieurs acquis, dont entre autres la compétence française dans le domaine de la construction navale, de même que la proximité des ressources naturelles ou en quelque sorte les « gisements » à exploiter.

Il est à espérer qu’une véritable collaboration entre pouvoirs publics, industriels et opérateurs révélera les avantages réels et les coûts des nouvelles technologies qui favoriseront le développement de cette filière qui s’annonce porteuse d’un considérable développement économique.

Pour plus d’information, découvrez IFPEN http://www.ifpenergiesnouvelles.fr/, un acteur impliqué dans la recherche et l’innovation technologique des hydrocarbures responsables et énergies nouvelles.

 

Voir aussi le Rapport de la mission d’étude sur les énergies marines renouvelables du Conseil général de l’environnement et du développement durable, 2013

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/134000275.pdf.

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