Impact écologique des installations

Quel est l’impact écologique des installations énergétiques en milieu marin ?

 

Comme l’eau des mers, des océans et du littoral est toujours en mouvement, elle est à même de constituer une source d’énergie renouvelable puissante. Dans la pratique, les énergies marines sont principalement employées pour la production d’électricité.

 

La source énergétique hydrolienne et ses conséquences

 

Parmi les installations énergétiques figure l’hydrolienne. Même si elle produit une source renouvelable, elle a un impact écologique des installations, sur l’environnement, particulièrement sur l’océan. Une hydrolienne désigne une turbine sous-marine. Elle permet d’exploiter le mécanique des courants marins. Elle adopte le même principe qu’une éolienne, qui génère de l’électricité grâce à l’énergie de l’air, mais sous l’eau. Ainsi, l’énergie mécanique des courants est alors transformée en électricité, via le couple turbine/alternateur. Cette turbine fonctionne de manière réversible, autant quand la marée monte que quand elle descend.

 

Une hydrolienne a un impact environnemental limité grâce aux études d’impact effectuées, surtout l’impact sur la sédimentation. Même si elle n’émet pas de CO2, l’immersion en milieu maritime pose toujours de difficultés techniques comme l’érosion et la maintenance… Par ailleurs, la rotation des pales des hydroliennes constitue un danger environnemental de la source énergétique hydrolienne, surtout pour la faune sous-marine. En effet, les mammifères ou poissons peuvent subir des coupures s’ils s’approchent des pales. Aussi, cette rotation des pales génère un courant, pouvant soulever les sédiments des fonds de la mer, pour produire le déplacement desdits sédiments vers des zones annexes. Cela crée des reliefs sous-marins qui perturbent l’écosystème.

 

La source énergétique houlomotrice et ses impacts

 

La source énergétique houlomotrice, plus simplement l’énergie de la houle, désigne une source énergétique d’origine cinétique. Elle est potentiellement liée au déplacement de la surface de la mer sous l’action de la houle. Cette source énergétique des vagues est exploitée par différents dispositifs si certains d’entre eux sont immergés, d’autres installés en surface, sur le rivage ou au large. Les systèmes de capture de la source énergétique peuvent être en surface, sous l’eau, au passage des vagues, voire par capture physique d’une masse d’eau.

 

Comme impact écologique des installations sur l’océan, lors de la pose du câble sous-marin, on note la modification de la vase du fond marin, l’envasement et des dépôts provoquant des dégâts sur les communautés marines. Pendant la construction des bâtiments terrestres et les installations des câbles, il existe des changements temporaires du paysage et de la nuisance sonore si pour les oiseaux, il y a des perturbations à leur alimentation. On constate également un changement potentiel de la qualité de l’eau à cause de la production de béton et du chantier ainsi que des émissions des bateaux, pour une pollution effective de l’eau.

 

La source thermique à son tour

 

Le principe de la source énergétique thermique des mers ou ETM serait d’exploiter la différence de température entre l’eau de surface (environ 25 °C) et les eaux profondes (environ 5 °C). Cette différence de température existe de manière naturelle dans les mers tropicales. Elle permet de générer de l’électricité 24 heures sur 24 toute l’année. Cette production d’électricité répond à un procédé identique à celui des centrales électriques, assortie à des conditions de fonctionnement différentes. Dans la pratique, l’énergie est produite à partir d’un fluide rendu à l’état de vapeur via le contact avec l’eau chaude de surface. La vapeur fait un passage dans une turbine couplée à un alternateur produisant l’électricité. Elle est ensuite aspirée vers un condensateur où elle retourne à l’état de fluide, quand elle est en contact de l’eau froide puisée en profondeur.

 

Comme impact écologique des installations, on peut noter les impacts thermiques inhérents aux écarts de température auxquels sont exposés les organismes aspirés dans le système ainsi que ceux qui sont rejetés. Ces organismes marins peuvent être blessés ou morts. Cela peut être solutionné par la réduction des vitesses d’aspiration au niveau de la prise d’eau. Pour les rejets, on peut souligner l’enrichissement nutritif de la colonne d’eau qui pourrait modifier la chaîne trophique locale, le fameux « boom planctonique ».

Partages 0